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« La bioéthique semble perdre tout repère », écrit la philosophe Sylviane Agacinski. « Nous commençons à dire : la parenté va se fonder sur la volonté, le consentement, et non plus du tout sur le rapport personnel et charnel à l’enfant. » Évoquant la GPA (les mères porteuses), elle juge d’une « violence misogyne inédite » le fait de réclamer le droit « d’acheter le corps d’une femme, jour et nuit pendant neuf mois » ou de considérer un « droit à un enfant ». « On a des droits à quelque chose, pas à quelqu’un », s’indigne-t-elle.

La philosophe regrette par avance le projet de loi qui doit être présenté au parlement en septembre, autorisant la PMA aux couples lesbiens et aux femmes célibataires.