Sélectionner une page
La France prête pour l’infanticide

Tuer un nouveau né un jour après la naissance c’est un infanticide, mais le tuer un jour avant l’accouchement c’est une « avancée sociétale »… Cet amendement au projet de loi bioéthique a été adopté à l’extrême fin de la session parlementaire, sans débat. Il élargit à la « détresse psycho-sociale » le champ de l’interruption médicale de grossesse (IMG), laquelle peut avoir lieu jusqu’au terme. Jusqu’aux 9 mois. La prochaine étape sera la légalisation de l’avortement postnatal, que l’on appelle infanticide. Mais rassurez-vous, ce sera encadré par la loi : jusqu’à X semaines après la naissance…

Alliance VITA dénonce un cavalier législatif sur l’avortement :

Alliance VITA dénonce la disposition adoptée à la sauvette en pleine nuit à la fin de l’examen du projet de loi bioéthique qui fait exploser l’encadrement de l’avortement en ajoutant le critère invérifiable de « détresse psychosociale » pour recourir à l’interruption médicale de grossesse (IMG), jusqu’au terme de la grossesse.

La condition des femmes enceintes faisant face à une détresse mérite toute l’attention de la société. Mais l’histoire a montré que, la notion de détresse étant difficile à objectiver, elle était utilisée pour détourner la loi, avec comme résultats :

  • l’IVG présentée comme issue obligée de toute grossesse imprévue ou difficile ;
  • l’abandon de toute politique de prévention de l’avortement, malgré sa nature qui met des vies en jeu et ses conséquences difficiles pour de nombreuses femmes.

Sur un sujet aussi sensible, Alliance VITA, engagée dans l’aide aux femmes enceintes en difficulté depuis plus de 20 ans, demande :

  • le retrait de cette disposition, cavalier législatif malhonnête, qui n’a pas sa place dans le texte, l’avortement ne pouvant faire l’objet d’une mesure de circonstance, sans étude préalable ;

  • la conduite d’une étude épidémiologique sur les 20 dernières années, qui analyse les causes, les conditions et les conséquences de l’avortement ;

  • un véritable de débat sur l’avortement, ses causes et ses conséquences.

Dès la loi votée, Emmanuel Macron s’est précipité pour mentir sur Twitter sur ce “texte d’équilibre” dans un “débat apaisé” qui n’a pas eu lieu :

Mgr d’Ornellas a dénoncé cet équilibre :

  • Peut-on parler d’« équilibre » quand ce projet interdit de fait à des enfants d’avoir un père, et suscite en pratique une discrimination injuste entre eux ?

  • Peut-on parler d’« équilibre » quand ce projet établit un égalitarisme entre toutes les femmes au regard de la PMA alors qu’elles ne sont pas dans une situation égale vis-à-vis de la procréation ?

  • Peut-on parler d’« équilibre » quand ce projet conduit au risque de contourner le principe de gratuité par la nécessité d’acheter des gamètes humains? Ce principe exprime une haute idée de la dignité humaine selon laquelle tous les éléments et produits du corps humain sont par nature gratuits en raison de la dignité de l’être humain dont ils sont issus.

  • Peut-on parler d’un « équilibre » quand, à cause du projet parental dont le rôle a été majoré, le pouvoir des plus forts – celui des adultes – impose des désirs aux plus faibles – les enfants qui pourtant sont des sujets de droits?